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14/02/2010

Réforme des retraites: liberté, égalité, fraternité

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"Réforme des retraites : liberté, égalité, fraternité"

Par Jérôme DUBUS

Délégué Général du MEDEF Ile-de-France

Depuis des années, la France sait que son système de retraites doit être profondément réformé. Et pourtant, malgré 3 plans successifs (1993, 1995, 2003), les comptes atteignent aujourd'hui des déficits inégalés.

Le constat est clair : les retraites des salariés nés entre 1960 et 1980 ne sont plus assurées. Quand aux jeunes, ils ne connaissent ni leur durée de vie professionnelle, ni le montant de leur retraite. Cette incertitude anxiogène ne peut plus durer.

Notre pays accuse d'ailleurs un retard important car la plupart des européens ont déjà concilié l'équilibre financier et l'allongement de la vie. Financer 20 années de retraite est aujourd'hui totalement incompatible avec le maintien de notre système: il va falloir faire des choix qu'une large majorité des Français est d'ailleurs prête à accepter.

Trois principes doivent nous guider:

Tout d'abord la liberté

Loin de nous l'idée de remettre en cause le système par répartition. Néanmoins, sa consolidation comme pivot des retraites passe nécessairement par la liberté pour chaque individu de pouvoir compléter ses revenus futurs par la capitalisation.

On a beaucoup brocardé les fonds de pension à l'occasion de la crise. Mais, sait on que la rentabilité moyenne d'1 euro investi dans la capitalisation est trois fois supérieure à celle du même euro "placé" dans la répartition ?

N'est-ce pas d'ailleurs le choix déjà offert aux agents publics avec Préfond Retraite ? Pourquoi ne pas encourager le régine par capitalisation à la fois au niveau individuel et dans l'entreprise ?

L'outil existe (le PERP), il faut assurer son développement. Les Pays-Bas, enviés pour leur modèle social ont choisi depuis longtemps de faire marcher leur système de retraite sur 2 jambes : la répartition et la capitalisation. Résultat : qui entend parler d'une inquièttude des salariés hollandais quant à leur retraite ? Personne.

Ensuite l'égalité

Contrairement aux idées reçues les retraites actuelles n'assurent pas une égalité entre chaque salarié.

Peut-on accepter plus longtemps, une telle différence de traitement entre les fonctionnaires d'Etat (âge moyen de départ à la retraite 57.5 ans et pension calculée sur les 6 derniers mois de traitement) et les salariés du privé (départ à 61 ans et pension calculée sur les 25 meilleures années) ?

Ne faut-il pas également mettre fin à l'inégalité homme/femme devant la retraite au niveau du montant des pensions versées (impératifs maternels provoquant des ruptures de carrière : faiblesse des pensions de reversion) ?

Profitons également de cette réforme pour mieux prendre en compte la pénibilité du travail au cas par cas.

Enfin la fraternité

Les Français demeurent particulièrement attachés au régime par répartition mais la charge qui pèse sur les actifs devient trop lourde (aujourd'hui 1.8 actif pour financer 1 inactif ; dans 20 ans, 1.2 actif pour 1 inactif). La solidarité intergénérationnelle ne pourra se poursuivre qu'en reculant l'âge de départ. D'ailleurs, l'âge légal à 60 ans signifie-t-il encore quelque chose alors que la retraite à taux plein est effective à 65 ans. Il s'agit plus d'un fétiche que d'une réelle norme sociale.

Mais reculer l'âge légal de la retraite, comme de nombreux pays européens l'ont déjà fait, nécessite parallèlement d'améliorer l'employabilité des séniors dans les entreprises.

Profitons de ce départ pour bousculer les dogmes.

"3 principes pour la réforme des retraites ..."

Source : article lu dans l'Humanité

 

17:15 Écrit par l'ACAJA | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l'huma, dubus, acaja, medef |  Facebook | |  Imprimer | |

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