Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/07/2012

Le massacre du secteur de la plage d'Arone...commune de Piana...Corse du Sud


Source : U Levante

LA HONTE en Corse du Sud

 

Piana. Le PLU rend constructibles 70 hectares dans le secteur de la plage d’Arone

Le PLU arrêté de Piana  prévoit la possibilité de construire 600 nouvelles résidences. Chiffre à mettre en parallèle avec les 444 habitants que compte la commune. Le PLU ouvre à l’urbanisation le secteur de la plage d’Arone (ci-dessous) et ses espaces protégés dans une zone où, de plus, l’assainissement est impossible. Le Collectif pour l’application de la loi Littoral rencontrait le préfet ce mercredi 11 juin.

 

Le projet de PLU de Piana bafoue les lois, l’environnement, les intérêts de l’île et de sa population. Il transforme le secteur de la magnifique plage d’Arone, un des joyaux de l’île,  en un  énième  lotissement  à occupation temporaire ! Ainsi autour de la plage d’Arone ce sont aujourd’hui 70 hectares non urbanisés, (diapositive 1) qui deviendront demain 70 hectares destinés à accueillir une station balnéaire  sans assainissement collectif.  On s’interroge  : quid du respect des espaces remarquables ? Du respect de la bande des 100 mètres ? Du  respect de la  Znieff 1Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique et de la zone Natura 2000 ? Du respect du principe d’équilibre défini par le code de l’urbanisme ? Du respect  du schéma d’aménagement de la Corse ?
Et… le meilleur pour la fin : aucun assainissement individuel n’est possible à Arone comme le révèlent les études d’experts (cf. en savoir plus ci-dessous).

 

Sur l’ensemble du PLU,  600 nouvelles villas sont prévues. À Piana village ce sont 60 hectares qui deviennent urbanisables ou à urbaniser (diapositive 2) ; à Piana  plage d’Arone 70 hectares sont dans le même cas ! (diapositive 3)

Dans une lettre adressée ce 11 juillet 2012 aux édiles locaux, le Collectif pour l’application de la loi Littoral interpelle :  Monsieur le sénateur et Madame la maire,
et à tous ceux qui veulent nous enfermer dans le carcan du « contre tout développement »,  nous posons clairement la question : est-ce que le projet de construction – qui en plus se joue de tous les règlements – et la vente – toujours pour occupation temporaire – de centaines de  villas « vue mer imprenable » doivent aujourd’hui être considérés comme le seul développement possible de notre Île ?
Bien sûr, c’est la solution de facilité : les espaces disponibles sont magnifiques et des personnes fortunées pour les acheter, quel qu’en soit le prix, ne manqueront pas !
Cette terre, une fois  vendue,  ne  fera plus l’objet que de revente,  et à chaque fois avec plus-value conséquente !
Notre Île est belle,  cela n’est pas nouveau.  Ce qui l’est,  c’est qu’elle est à vendre au plus offrant et sans aucune considération pour ceux qui y résident et qui y travaillent.
Les associations du Collectif pour l’application de la loi Littoral ont rencontré M. le préfet et lui ont demandé de s’opposer à ce projet de PLU. Elles mesureront la volonté de changement de la nouvelle équipe gouvernementale au  comportement des représentants de l’État à faire appliquer la loi et les décisions de justice.

 

_______________________________________________________________________________________________________________________

EN SAVOIR PLUS
sur les zonages constructibles d’Arone et l’impossible assainissement

_______________________________________________________________________________________________________________________

Le rapport de présentation de la commune :
• indique page 77 que la qualité des eaux de baignade peut être temporairement médiocre à cause des sols peu favorables à l’assainissement individuel, impact fort en période estivale,
• précise que le choix de la commune pour Arone est l’assainissement individuel : « Le secteur d’Arone n’est pas équipé de station d’épuration et ne le sera pas. » (RPII, page 89),
• indique que les études ont été confiées à deux bureaux d’études et à un hydrogéologue.

Premier bureau d’études
• Ses conclusions  (page 11 paragraphe 4.2) précisent que le sol est sur l’ensemble du secteur d’Arone rocheux et que les mesures de perméabilité sont en moyenne de 7 mm/h et donc limite à l’utilisation d’assainissement autonome. L’ensemble du secteur est donc déclaré peu favorable à l’assainissement autonome.

• L’étude démontre une perméabilité défavorable et un substratum peu profond. Elle précise que le substratum imperméable se situe à très faible profondeur et stoppe l’infiltration des eaux usées, ceci pouvant conduire à des eaux qui ne s’infiltreraient qu’à faible profondeur dans le sol et donc de façon  superficielle.
• Ainsi les 2 paramètres dits fondamentaux sont réunis de façon défavorable. L’expert conclut : «  nous pouvons affirmer que toute la zone d’Arone possède des perméabilités trop faibles pour réaliser des assainissements autonomes…..… et que même en surdimensionnant l’épandage cela risque de poser de sérieux problèmes (pages 24 et 25) »
• D’après l’expert, en cas de mauvais fonctionnement de l’assainissement, et c’est une hypothèse à retenir, la pente et la configuration d’Arone (en cuvette) feront que les eaux usées se retrouveraient dans la rivière l’Arone au fond du vallon ou dans le ruisseau de l’espace remarquable et boisé sud ou encore sur la plage.

Deuxième bureau d’études
• Le tableau de la page 120 du rapport de présentation partie 1 indique dans la colonne observations pour la zone d’Arone que « l’aménagement de la station balnéaire est impossible sans la mise en place d’un réseau d’assainissement collectif ».

_______________________________________________________________________________________________________________________

 

 

 

18:59 Écrit par l'ACAJA dans On a lu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

21/05/2012

Livre de Jean-Pierre ESTIVAL ...membre du Conseil Consultatif du Quartier :------- La Fourche - Guy Môquet ... Paris 17e

 

SHOP MAG3.jpg

Le duel économique

franco-allemand 

L'heure de vérité



 

couverture livreEstival Jean-Pierre

Docteur d’État es Sciences économiques (Paris I)
Diplômé IEP- et ESCAE
Ex-Chargé de Mission à la Commission des Comptes Commerciaux de la Nation
Ex-Chef de projets économiques pour des Organisations
internationales et différents États européens
Président Général européen non exécutif de l’ONGI AEC


 http://www.touteconomie.org/index.php?arc=l1&num=204

00:44 Écrit par l'ACAJA dans On a lu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean-pierre estival, acaja |  Facebook | |  Imprimer | |

12/04/2012

Joseph Leddet---RATP

 La Gazette

Paris, mardi 10 avril 2012

 

NOTE DE COMMENTAIRE

(Complément à « La Gazette » N°325)

 

Considérations sur le métro parisien

 

Guichets d’information : de qui se moque-t-on ?

   

Joseph LEDDET.jpgAujourd’hui, neuf stations sur dix du métro parisien ne vendent plus de tickets ; elles sont juste orientées vers « l’information du public » ; en d’autres termes, neuf guichets de la RATP sur dix emploient des gens à ne rien faire, car les personnes qui prennent le métro n’ont absolument pas besoin d’information ; elles ont juste besoin d’acheter un carnet de tickets ou de renouveler leur carte mensuelle d’abonnement ; et les guichetiers, à présent, ne peuvent plus leur rendre ce service, les renvoyant vers les automates à carte ou à pièces, très difficiles à utiliser pour les touristes étrangers, pour les personnes âgées ou pour les réfractaires aux robots de mon genre …

 Concrètement, les « guichets d’information » constituent une claire et nette régression de la notion de service public : tout cela parce que la direction de la RATP a cédé face à des syndicats radicaux et égoïstes, qui ont voulu supprimer l’argent liquide des caisses des guichets, sous prétexte qu’il pouvait attirer des malveillants ; à ce compte là, il faudrait supprimer aussi tous les commerces parisiens, où une bonne partie des achats sont toujours payés en liquide …

 Petite mésaventure d’un week-end …

 Tout début avril, j’allais rejoindre sur son stand du salon « Pari fermier », au parc floral de Vincennes, un ami agriculteur de la Drôme, producteur de nectar de cerise et d’abricot ; n’ayant pas eu le temps de renouveler mon « pass-navigo 2 zones » mensuel, j’utilisai un simple ticket de métro pour aller jusqu’à la station de RER « Vincennes », que j’ai l’habitude de fréquenter sans problème via ce « pass-navigo 2 zones » ; manque de chance, lorsque j’ai voulu sortir du RER, mon ticket ne fonctionnait pas, et j’ai été alors verbalisé par des agents des transports publics, qui m’ont fait payer une amende de 48 euros.

 Ce qui est paradoxal dans l’histoire, c’est que :

 1/ l’abonnement « 2 zones » et le ticket de métro normal sont, dans l’esprit du public, tout à fait équivalents ; 2/ si, au lieu de sortir à la station « Vincennes » du RER, j’avais choisi la station « Château de Vincennes » de la RATP, j’aurais été en règle, alors que cette station de métro est plus extérieure, plus périphérique de Paris-centre que la station RER « Vincennes ».

 Monsieur Pierre Mongin (RATP) et Monsieur Jean-Paul Huchon (RER/STIF), ne pourriez-vous pas accorder vos violons sur vos tarifs, pour le plus grand bien de tous les usagers ?

 Le métro est beau !

 Après ces deux réflexions quelque peu critiques sur le fonctionnement du métro parisien, il paraît juste et pertinent de rééquilibrer les choses, en saluant la grande qualité de la rénovation des stations opérée depuis plusieurs années par la direction de la RATP, qui aboutit à des résultats remarquables ; signalons à cet égard quelques stations à placer en tête du « hit-parade » : « Arts et Métiers » (avec son côté « invention de l’industrie »), Assemblée Nationale (avec l’éloge de la démocratie), Bastille (avec l’éloge de la Révolution), et Saint-Germain-des-Prés (avec l’éloge de la littérature).

 Enfin, deux autres formes de soutien au métro parisien peuvent être citées : d’une part, dans les années 75, un mensuel de langue anglaise, « The Paris Metro », conçu par de jeunes journalistes talentueux, faisait découvrir aux anglo-saxons et aussi aux français de souche des lieux, des spectacles, des idées … qui illustraient l’esprit de la ville-lumière ; malheureusement, il a fait faillite au bout de quelque temps ; plus récemment, l’ouvrage du comédien Lorànt Deutsch, « Métronome », formidable succès d’édition (avec plus de 2 millions d’exemplaires vendus), permet au lecteur de découvrir le Paris historique au travers de ses stations de métro ; décliné ensuite en bande dessinée, ce travail prolifique fait à présent l’objet d’une série d’émissions télévisées….

 Conclusion

 Les transports urbains parisiens souterrains sont assez exceptionnels ; le point important est qu’ils continuent à s’efforcer de penser en priorité au service du public, et qu’ils mettent le holà aux hausses régulières annuelles de tarifs, qui frappent des millions de franciliens au pouvoir d’achat actuellement bloqué (d’où la recrudescence inévitable des fraudes …).

 Joseph LEDDET

 

02:35 Écrit par l'ACAJA dans On a lu | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | |