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11/11/2010

N'oublions pas les Chinois morts en 14-18

 La Guerre 14-18

Le 11 novembre 1918 à 11 heures

armisticeRethondes.jpg

Les signataires de l'Armistice

http://www.youtube.com/watch?v=Tj12WvQGvrU&feature=re... 

www.tourisclic.com/cimetiere-chinois-accueil.php ;
 

SIGLE ACAJA-CAPAC -2-.jpg  Les Célestes

cimetiere_chinois_2.gif

 

En ce 11 novembre 2010

n'oublions pas les Chinois morts pour

la France en 14-18 

http://www.tao-yin.com/wai-jia/cimetiere_noyelles.htm

« Le camp et le Cimetière Chinois de Noyelles-sur-Mer»


par Joseph de Valicourt *

 

« On peut s’étonner de trouver près du hameau de Nolette, dans la commune de Noyelles-sur-Mer, un Cimetière Chinois – le plus grand de France –il comporte près de 1500 tombes .

Il faut remonter à la Guerre de 14-18 pour en connaître l’origine .
Le « front » s'était définitivement stabilisé : les troupes Belges occupaient la zone Dixmude-Ypres ;
l'armée Anglaise tenait de la frontière belge aux environs de Péronne-Ham et l'armée Française, de là à la Suisse . Les Anglais avaient leurs bases à Dunkerque, Calais,
Boulogne et Saint-Valéry-sur-Somme (où entraient alors des navires jaugeant jusqu'à 1.800 tonnes) .
La partie non envahie des départements du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme était zone anglaise et l'entretien des routes, des pistes accédant au front et défoncées par les
innombrables convois et les bombardements, devait être assuré par l'armée britannique .

Faute de main d'oeuvre sur place, les français étaient au front ou trop utiles là où il en restait,l'Angleterre passa un accord avec le Gouvernement Chinois, qui lui fournirait des travailleur manuels.

Les Anglais choisirent Noyelles, bien desservit par la voie ferrée, proche du port de Saint-Valéry et assez éloigné du front, pour y créer cette base, qui devint le dépôt général au sens militaire du mot .

Construite à droite et à gauche de la route de Noyelles à Sailly-Flibeaucourt, touchant au village, fournie en eau par une rivière où les Anglais la puisaient et l'envoyaient dans des réservoirs, cette base s'étendait à la fin de 1918 sur plusieurs centaines de mètres et occupait alors près de 30 hectares .

Dès juin-juillet 1916, fauchant les blès en herbe, on commença la construction des premiers baraquements ;puis l'Etat-major logé chez l'habitant se constitua : un colonel, deux lieutenants- colonels,nombreux officiers la plupart médecins, chirurgiens,
ophtalmologistes, arrivèrent et dès la fin Novembre l'embryon du camp était en place .

C'est au tout début de 1917 que débarquèrent du train (trop célèbres wagons de marchandises : hommes 40 -chevaux en long 8) que débarquérent donc les Chinois ...
Ceux-ci, après l'interminable traversée des ports chinois au Havre, dans des rafiots peu confortables ... étaient immédiatement entassés dans ces wagons et arrivaient enfin,épuisés, à Noyelles . Aussi l'air libre, la terre ferme au terme de ce terrible voyage, étaient salués par des cris de joie, ou plutôt des hurlements sauvages, qui terrorisaient les enfants et inquiétaient les adultes ; Qu'allaient être les relations, la co-existence continuelle avec ces hommes ? .

Vêtus de coton matelassé, bleu de chauffe, jambes ficelées dans des bandelettes entrelacées, courte veste, petit bonnet rond avec cache-oreilles de fourrure, les arrivants avaient piètre mine . Leurs outils suscitaient la curiosité et l'étonnement de tous : essentiellement des bambous, porte-fardeau porté par deux hommes entre lesquels se balançaient sacs de riz, poutres,
planches et autres . Ou porté par un homme, un bambou aux extrémités duquel pendaient deux petits paniers pour porter des cailloux, machefer, ferraille ; Et que dire des brouettes : sorte de triangle dont la roue occupait le sommet, les brancards largement ouverts tenus bras étendus par les brouetteurs, avec pour les agrémenter des languettes de bambou frappant les rayons et produisant une triste mélopée ...
tel était le matériel .

Des hommes dont beaucoup n'avaient jamais vu un avion (dont ils firent au front la connaissance brutale) et qui marchaient en trottinant... tels étaient les arrivants ...

Heureusement ils étaient étroitements encadrés par des sous-officiers et des soldats anglais ; solides gaillards munis de gourdins et qui, tels des chiens de berger, allaient et venaient le long des colonnes de coolies . Car ceux-ci marchaient toujours en file indienne, ce qui constituait une véritable noria entre le camp et la gare à 1200 mètres, d'où ils ramenaient ravitaillements,
matériaux de toute sorte, planches, madriers, ciment, pour toujours agrandir le camp ; puis cailloux et machefer pour l'entretien des pistes, des places du camp et même des tennis pour les officiers .

Le camp comportait les baraquements de logement, cuisine, salle diverses, hopitaux, prison et même un hopital ou plutôt un asile pour les fous, car au contact du front, subissant des bombardements, voyant leurs compagnons tués ou blessés, certains travailleurs avaient perdus la raison ... cet asile solidement clos était éloigné du reste .

La discipline était très sévère et les peines « correctionnelles » corporelles telles qu'usitées en Chine, infligées par des chinois ou les anglais qui les encadraient dans les convois .

Pour occuper ceux qui attendaient leur convoi à l'arrière-front, les anglais louaient des terres ... il y en avait en friche par suite de la mobilisation des agriculteurs ; et on voyait une longue ligne de 30, 60 ou 80 hommes bêchant côte à côte, chacun une bande de 2 ou 3 mètres ... on cultivait des légumes . Un officier anglais était spécialement détaché à l'agriculture et aux locations de terres . Au début, il y avait peu de relations entre chinois et habitants du pays . Puis, les officiers ayant des « ordonnances » choisis parmi les plus évolués, les envoyaient « faire » la chambre qu'ils occupaient, entretenir leur feu, soigner leur cheval ; Et peu à peu, des relations s'établirent .

Les chinois étaient extêmement friands de pommes, ce fruit les sidérait littéralement et comme leur salaire était payé en monnaie française, ils en achetaient, en offrant des prix exhorbitants ...
dont certains noyellais profitaient ... Mais rapidement les chinois se rendirent compte de la valeur exacte des fruits et ils marchandèrent par geste . Dès 1918 ils avaient fort bien assimilé la valeur de l'argent et surtout de l'or . Et les plus évolués – car ils le devinrent assez vite – achetaient des pièces d'or à 4 ou 5 fois leur valeur nominale . Cette cupidité amena le drame

Plutôt que d'acheter : voler et s'ils étaient surpris : tuer . Il y eut deux affaires d'assassinat pour voler dans la région de Rue . Après l'Armistice, la discipline anglaise se relâcha un peu ; des chinois s'enfuirent et subsistèrent de rapines ;

Le camp ne fut jamais attaqué ni bombardé par l'aviation allemande alors que les voies et la gare de Noyelles furent souvent visés .

Mais le 23 Mai 1918, au cours de la nuit, le dépôt de munitions de Saigneville fut atteint et un formidable feu d'artifice en résulta éclairant de pourpre tous les alentours à plus de 15 kilomètres, accompagné des explosions des obus qui faisaient trembler le sol .
Instruits par leur expérience du front, les chinois pris de panique arra chèrent les clôtures en barbelés du camps et s'enfuirent . Plusieurs ne furent retrouvés que quelques jours plus tard après, blottis dans le bois et mourant de faim et d 'épuisement .

La fameuse épidemie de grippe espagnole ne les a pas épargnés . Le camp fut alors mis en interdit et il y mourut de nombreux travailleurs s'ajoutant à ceux qui avaient été tués ou blessés à mort près du front .

Après la guerre les anglais regroupèrent tous les corps et créèrent le Cimetière de Noyelles, scrupuleusement entretenu par l'Angleterre . C'est la dernière trace de cet épisode .

Le 30 Octobre 1983, trois cars amenèrent de Paris une délégation de 130 chinois appartenant aux diverses associations qu'ils ont en France . Ils étaient accompagnés de l'Ambassadeur de Chine à Paris et de l'Attaché Culturel de l'Ambassade . Ils venaient rendre un hommage à leurs compatriotes qui reposent là .
Après réception à la Mairie par la Municipalité de Noyelles, les visiteurs se rendirent au Cimetière, accompagnés de la fanfare de Noyelles et de plusieurs personnes dont les vieux habitants qui avaient connus l'époque du camp . Après le dépôt d'une gerbe, tous se rendirent au Préau de l'école où la Municipalité offrait un vin d'honneur .

En retour, les chinois avaient invité à partager leur pique-nique avec les Conseillers
et les anciens de Noyelles qui avaient connus cette époque . Au cours de la dégustation de mets chinois qu'avaient apportés les visiteurs, furent évoqués les souvenirs qu'avaient conservés les plus anciens habitants du pays ; Souvenirs rappelés en français et que, phrase par phrase traduisait un interprête En souvenir de leur visite, les chinois offrirent des emblèmes de leurs différents associations à la commune de Noyelles .

Ils ont promis de revenir . »

extrait du Bulletin de la Société d'Emulation d'Abbeville - Tome XXV , fascicule 4 - 1984 .

* Le comte Joseph de Valicourt avait 17 ans lorsque les Travailleurs Chinois arrivèrent sur "ses terres" ... en 1984, le maire de Noyelles sur Mer qui reçoit la délégation Chinoise à Nolette est Claude de Valicourt .


 

Une génération sacrifiée!

http://www.wat.tv/video/guerre-14-18-iwg5_2ey9n_.html
     

10/11/2010

Entreprises en difficulté

On a lu N°21 ... Laurence Le Goff

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Entreprises en difficulté : instauration de la procédure de sauvegarde financière accélérée

Les Echos Entrepreneur - 05/11/2010
par Laurence Le Goff

La sauvegarde financière accélérée est une nouvelle venue dans le paysage des procédures dédiées aux entreprises en difficulté.

Adoptée le mois dernier, la loi de régulation bancaire et financière a institué une nouvelle procédure pour les entreprises qui rencontrent des difficultés économiques : la procédure de sauvegarde financière accélérée.
Ouverte aux entreprises qui seront déjà engagées dans une procédure de conciliation au 1er mars 2011, la sauvegarde financière accélérée ne concernera en pratique que celles satisfaisant aux critères requis pour la constitution de comités de créanciers (c'est-à-dire, notamment, employer au moins 150 salariés ou réaliser au moins 20 millions d'euros de chiffre d'affaires).

Avec ce nouveau dispositif, le législateur crée donc une passerelle entre la procédure de conciliation (dont le but est de parvenir à un accord amiable entre l'entreprise en difficulté et ses créanciers), et la procédure de sauvegarde (procédure plus lourde qui donne lieu à un plan arrêté par jugement et dont les dispositions s'imposent à tous). Ainsi, la sauvegarde financière accélérée pourra bénéficier à une entreprise engagée dans une procédure de conciliation mais qui ne parvient pas à obtenir un accord amiable unanime avec ses créanciers. Son dirigeant pourra alors opter pour ce type particulier de sauvegarde et passer outre le blocage d'une minorité de créanciers à condition toutefois d'avoir recueilli l'accord d'une large majorité des créanciers financiers sur un projet de plan de restructuration de son entreprise.

Précision : pour bénéficier du régime protecteur de la sauvegarde, l'entreprise devra, par ailleurs, en remplir les conditions d'ouverture, à savoir ne pas être en cessation des paiements et justifier de difficultés qu'elle n'est pas en mesure de surmonter.

Autre condition donnant son nom à cette procédure « accélérée » : le soutien des créanciers financiers devra être suffisamment large pour rendre vraisemblable l'adoption du projet de plan dans un délai d'un mois seulement à compter du jugement d'ouverture de la sauvegarde.

Enfin, les effets de cette procédure seront limités aux seuls créanciers financiers de l'entreprise (c'est-à-dire aux établissements de crédit). Ceux-ci devront ainsi attendre le dénouement de la procédure pour obtenir l'éventuel paiement de leurs créances. En revanche, les fournisseurs, pourront, quant à eux, être payés aux échéances contractuellement prévues.

Loi n° 2010-1249 du 22 octobre 2010, JO du 23

08:05 Écrit par JCJ dans On a lu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

La diversité ... !!!

La diversité culturelle

A notre époque où la circulation de l’information est instantanée, la mondialisation des échanges tend à uniformiser les repères sociaux et culturels : la culture et le mode de vie « occidental » sont largement diffusés. N’y aura-t-il bientôt qu’une seule culture de masse, globalisée ?

L’Unesco considère pourtant la diversité culturelle comme « une force motrice du développement », un « atout indispensable pour atténuer la pauvreté et parvenir au développement durable ». Parler de diversité culturelle amène à s’interroger sur le sens de la « culture ». L’Unesco la définit comme « l’ensemble des traits distinctifs spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société ou un groupe social ». Ainsi, la culture est rattachée à un groupe humain, et englobe son histoire, sa langue, son mode de vie, ses traditions etc. Si les institutions internationales se dotent aujourd’hui d’un arsenal normatif et législatif pour promouvoir la diversité culturelle, c’est qu’elle constitue un enjeu majeur pour le nouveau millénaire :

Diversité culturelle et paix

Pour s’entendre et s’écouter les peuples ont besoin de se connaître et de se sentir respectés dans leurs cultures et leurs valeurs.

Diversité culturelle et société

La rencontre de l’autre est source d’enrichissement : se reconnaître et s’accepter dans nos différences est indispensable pour mieux vivre ensemble, en particulier  dans nos sociétés de plus en plus métissées.

Diversité culturelle et développement durable

Pour les peuples autochtones il est de plus en plus difficile de survivre et de préserver leur spécificité dans une économie mondialisée où la possession des territoires et l’exploitation des ressources naturelles priment le plus souvent sur leurs droits élémentaires : avec ces peuples ce sont des langues, des savoirs traditionnels qui disparaissent, et notamment un mode de vie durable, respectueux et adapté à l’environnement.

Diversité culturelle et mondialisation économique

La culture est aussi un marché, objet d’enjeux commerciaux très importants à l’échelle mondiale. On parle d’ailleurs « d’industrie culturelle ». L’Unesco et de nombreuses associations luttent pour que la culture et les biens culturels fassent l’objet d’une exception et ne soient pas soumis aux règles du commerce international, mais considérés comme des biens publics mondiaux.

Les menaces qui planent sur les cultures dites « minoritaires » ne font pas de doute, et les intérêts de lutter pour préserver leur pluralité sont nombreux.
Au-delà de ces constats il convient pourtant de ne jamais oublier qu’une culture est vivante, perpétuellement en mouvement : promouvoir la diversité culturelle ne doit pas fermer la porte à une réflexion sur la modernité. Si on « sanctuarise » les cultures, on les fige dans une authenticité, une tradition qui peut être ambiguë. Par exemple, on ne peut justifier l’excision au titre que c’est une pratique culturelle ancestrale. Mais si l’on dénonce ces pratiques, ce n’est pas au nom d’une culture « occidentale » dominante, mais au nom de valeurs « universelles », fondatrices de la modernité, qui garantissent les droits et la dignité de tous, au-delà des clivages culturels justement…

© Ritimo, Bioforce, 2007

 

Le mieux vivre ensemble dans le 17e ?

...

Et pourquoi pas à Clichy-Batignolles

http://www.artsyouniversity.com/slideshow.aspx